Les autorités congolaises renforcent la riposte contre l’épidémie d’Ebola en Ituri. Le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, a annoncé le déploiement d’une équipe de laboratoire à Mungwalu afin de rapprocher le diagnostic des populations affectées.
Des équipements modernes, dont des machines de diagnostic rapide, ont été installés sur place. « Dès qu’un cas suspect est identifié, le prélèvement est réalisé sur place et le résultat peut être obtenu le même jour », a expliqué le responsable de l’INSP.
Un diagnostic accéléré
Cette mesure vise à réduire les délais de confirmation des cas et à améliorer la prise en charge rapide des personnes affectées. Plusieurs échantillons en attente ont déjà été traités, permettant de reclasser certains cas suspects et d’actualiser les statistiques de l’épidémie.
« Aujourd’hui, nous savons précisément quels sont les cas confirmés d’Ebola. Plusieurs cas suspects se sont révélés négatifs après les analyses de laboratoire », a précisé le Dr Mwamba.
Contrôles sanitaires renforcés
Le directeur de l’INSP est également revenu sur la fermeture temporaire de certains aéroports au début de la riposte, une mesure qui a eu des conséquences économiques et sociales. Il a rappelé que les normes internationales recommandent le maintien des transports, avec un renforcement des dispositifs de contrôle sanitaire.
Depuis la réouverture, les autorités ont instauré des mesures strictes : lavage systématique des mains, prise de température, dépistage des symptômes et meilleure organisation des flux de voyageurs. La surveillance s’étend aussi aux points d’entrée terrestres, avec près de 55 postes de contrôle identifiés.
Objectif : contenir la propagation
À chaque poste, les voyageurs sont soumis à un contrôle sanitaire complet. Pour les autorités, l’objectif reste de détecter rapidement tout cas suspect afin de prévenir la propagation du virus vers d’autres localités de l’Ituri et du reste du pays.
Eugène Laro




