Le gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya Nkashama Johnny, a tenu une déclaration ferme aux accents menaçants à l’encontre de l’ancien chef rebelle Thomas Lubanga, qu’il accuse d’être impliqué dans des violences persistantes dans la région.
« J’ai déjà tout fait, mort ou vivant, pour qu’on arrête Thomas Lubanga. Tu ne vivras pas en paix, toi Thomas », a déclaré le gouverneur militaire.
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À travers cette sortie musclée, l’autorité provinciale réaffirme sa détermination à mettre fin à l’insécurité occasionnée par les groupes armés, qui continue d’endeuiller la province depuis plusieurs décennies. Le lieutenant-général Luboya insiste sur la traque de toutes les personnes qu’il considère comme responsables des massacres et des crimes commis contre les populations civiles.
Cette énième sortie médiatique, au ton menaçant, intervenue mardi 12 janvier, témoigne de la détermination du général Luboya à en découdre avec Thomas Lubanga, qu’il présente comme l’une des figures centrales de l’insécurité dans le territoire de Djugu, considéré comme une plaque tournante des violences armées dans la région.
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De par cette déclaration, le lieutenant-général Luboya, chevronné du renseignement depuis l’époque de la rébellion du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), laisse entendre qu’il dispose d’informations précises sur la localisation et les activités de Thomas Lubanga supposée à Kampala en Ouganda.
« Même si tu vas te cacher, sur cette terre il n’y a aucun endroit où tu peux te cacher. Partout où tu es, on viendra t’arrêter, crois-moi. Parce que tu fais tuer les gens depuis 1999 jusqu’à aujourd’hui », a-t-il ajouté.
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Le gouverneur militaire assure que l’État ne reculera devant aucun effort pour rétablir la paix et l’autorité de l’État en Ituri.
Instauré depuis 2021, l’état de siège peine toutefois à anéantir les groupes armés, qui se sont malheureusement multipliés. L’autorité de l’État reste difficile à rétablir sur l’ensemble de la province, tandis que la pesanteur communautaire et les dynamiques locales autour des groupes armés constituent également un défi majeur pour la restauration durable de la paix en Ituri.
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