Après quatre mois de fermeture des frontières terrestres et aériennes entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda, le député national Gratien Iracan appelle à une réouverture progressive des voies de communication entre les deux pays. Il préconise la mise en place de corridors sanitaires renforcés afin de relancer les échanges commerciaux tout en protégeant la santé des populations.
Selon l’élu, la fermeture prolongée des frontières affecte les activités économiques et perturbe les circuits d’approvisionnement dans la région. Les échanges commerciaux entre la RDC et l’Ouganda représentent chaque année près d’un milliard de dollars américains pour l’économie ougandaise, souligne-t-il.
Cette situation intervient dans un contexte marqué par des pressions économiques en Ouganda, notamment une inflation annoncée à 4,6 % et une dépréciation du shilling ougandais. Ces difficultés mettent en évidence, selon l’analyse présentée, l’interdépendance économique entre les deux pays.
Face à ces conséquences, Gratien Iracan invite les autorités congolaises et ougandaises à examiner les modalités d’une reprise progressive du trafic terrestre et aérien transfrontalier.
Pour concilier les impératifs économiques et sanitaires, le député propose la mise en place de corridors sanitaires assortis de contrôles renforcés. Ce dispositif permettrait, selon lui, de faciliter la circulation des personnes et des marchandises tout en assurant une surveillance sanitaire destinée à prévenir les risques pour les populations des deux pays.
L’Ouganda a décidé de fermer temporairement sa frontière avec la RDC depuis mai 2026, à la suite de l’épidémie d’Ebola déclarée notamment en Ituri.
Emmanuel Jedidja




