« Des médicaments sont en cours d’acheminement dans les zones de santé de l’Ituri, mais aucun vaccin n’est disponible contre la souche Bundibugyo du virus Ebola », a déclaré ce dimanche le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP).
Lors d’un échange avec les responsables religieux et les acteurs communautaires, il a précisé qu’un premier lot est déjà distribué dans les structures sanitaires. Les médecins-chefs de zone ont été chargés de poursuivre l’approvisionnement afin d’assurer une meilleure prise en charge des patients.
« Nous suivons de près cette opération afin de nous assurer que toutes les structures sanitaires sont servies. Si les besoins persistent, d’autres approvisionnements seront organisés », a-t-il ajouté.
Une souche rare, sans vaccin homologué
Le Dr Mwamba a rappelé qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe à ce jour contre la souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle en Ituri. Cette variante avait été identifiée pour la première fois en RDC en 2012, après un épisode en Ouganda en 2007. Contrairement à la souche Zaïre, pour laquelle des vaccins et traitements ont été développés, Bundibugyo ne dispose pas encore d’outils thérapeutiques validés.
« Pour la souche Zaïre, nous avons des vaccins et des médicaments. Mais pour la souche Bundibugyo, nous n’en avons pas encore », a-t-il expliqué.
Des recherches en cours
Le patron de l’INSP a indiqué que plusieurs recherches nationales et internationales sont en cours. Des candidats vaccins et certaines molécules thérapeutiques sont en phase d’évaluation, mais leurs résultats ne pourront être communiqués qu’après validation scientifique.
Riposte accélérée et implication communautaire
Reconnaissant des lenteurs au démarrage, le Dr Mwamba a assuré que les équipes sanitaires accélèrent désormais les interventions. Outre les campagnes de sensibilisation, les autorités veulent renforcer les mesures dans les lieux de rassemblement, notamment les églises. Les leaders religieux ont été appelés à relayer les messages de prévention et à appliquer les consignes sanitaires dans leurs communautés.
Alors que la riposte se poursuit, les autorités misent sur l’approvisionnement des structures de santé, l’implication communautaire et les avancées de la recherche scientifique pour contenir l’épidémie en Ituri.
Eugène Laro




