L’épidémie de maladie à virus Ebola, provoquée par la souche Bundibugyo, semble avoir franchi un tournant. L’Institut national de santé publique (INSP) annonce que le pic épidémique a été atteint vers la mi-août, suivi d’une diminution progressive de la transmission, selon un communiqué consulté samedi par visibilitemediapro.cd.
Cette évolution ressort des données de surveillance épidémiologique analysées par l’INSP. Son directeur général, Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, précise que la courbe épidémique présente depuis la mi-août une tendance à la baisse, constituant un signe encourageant pour la riposte.
« Le pic de l’épidémie a été atteint vers la mi-août. Depuis cette période, nous observons une tendance à la baisse de la transmission », a-t-il expliqué.
Cette amélioration est également liée à un taux de reproduction du virus inférieur à 1. Cet indicateur signifie qu’en moyenne, une personne infectée transmet le virus à moins d’une autre, traduisant ainsi un ralentissement de la propagation.
« Le fait d’avoir un taux de reproduction inférieur à 1 montre que la transmission ralentit au sein des communautés », a souligné le Dr Mwamba Kazadi.
Pour l’INSP, cette tendance favorable ne signifie toutefois pas que l’épidémie est terminée. Le maintien d’une surveillance épidémiologique rigoureuse reste indispensable afin de détecter rapidement tout nouveau cas et d’éviter une reprise de la transmission.
« Il ne faut surtout pas relâcher les efforts. La recherche active des cas, le suivi des contacts et le respect des mesures de prévention restent indispensables pour interrompre durablement les chaînes de transmission », insiste-t-il.
Cette évolution intervient alors que la riposte se poursuit dans les zones touchées. L’INSP appelle les communautés et les équipes sanitaires à maintenir leur vigilance jusqu’à l’interruption complète de la transmission du virus.
La tendance à la baisse et le pic de mi-août sont cohérents avec les communications publiques récentes de l’Institut sur l’évolution de l’épidémie.
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