Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale renforce le cadre réglementaire applicable aux organisations partenaires intervenant dans la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola, due à la souche Bundibugyo, en République démocratique du Congo.
Désormais, aucune structure ne sera autorisée à intervenir sur le terrain sans une accréditation préalable, délivrée après le dépôt obligatoire d’un formulaire précisant l’origine des financements, les montants mobilisés ainsi que la nature des activités prévues. Les organisations déjà déployées disposent d’un délai strict pour se conformer à ce nouveau protocole, sous peine de voir leur autorisation d’intervention retirée.
Cette mesure intervient dans un contexte marqué par des préoccupations liées à la transparence financière. Selon les données communiquées, seuls 25 % des 97 partenaires actuellement actifs sur le terrain ont fourni des justificatifs concernant l’utilisation des fonds reçus. Sur le plan budgétaire, le premier plan de riposte a permis de mobiliser près de 227 millions de dollars américains, dont environ 99 millions n’auraient pas encore été exécutés par les organisations partenaires.
Sur le plan épidémiologique, la situation sanitaire demeure préoccupante, avec une propagation signalée dans sept provinces du pays. Le bilan cumulé fait état de 8 300 cas confirmés et de plus de 4 018 décès, soit un taux de létalité de 48,4 %. Par ailleurs, 2 162 personnes ont été déclarées guéries à ce jour.
Emmanuel Jedidja




