A Centrale Solenyama, une aire de santé située à une dizaine de kilomètres au nord de Bunia (Ituri), les cas de violences sexuelles connaissent une hausse préoccupante depuis plusieurs semaines.
D’après les responsables du centre de santé local, la majorité des victimes sont des jeunes filles de moins de 20 ans. Nombre d’entre elles se présentent en urgence pour recevoir des soins médicaux, tandis que d’autres demeurent cachées dans leurs foyers, craignant la stigmatisation.
Baraka Liripa Moïse, infirmier titulaire adjoint du centre, confirme cette tendance inquiétante :
« Rien que cette semaine, nous avons déjà reçu quatre à cinq cas. La plupart concernent des élèves et des adolescentes. Ces victimes ont besoin d’une prise en charge rapide pour limiter les risques sanitaires et psychologiques », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, le personnel médical appelle les victimes à se rendre sans délai au centre afin de bénéficier d’un accompagnement approprié.
« Nous appelons toutes celles qui se cachent encore à venir au centre. Ici, elles recevront un accompagnement médical et psychologique. C’est essentiel pour leur santé », insiste l’infirmier.
A ce jour, l’identité des auteurs reste inconnue. Quelques suspects auraient été signalés, mais les arrestations confirmées demeurent rares. Les autorités locales sont appelées à intensifier les efforts pour lutter contre ces actes qui affectent gravement une jeunesse déjà vulnérable.
Au-delà de l’urgence sanitaire, les professionnels de santé et les acteurs de la société civile alertent sur une crise sociale plus profonde. Les jeunes filles, souvent mineures, sont les principales victimes et risquent de subir des traumatismes durables si des mesures concrètes ne sont pas rapidement mises en œuvre.
Eugène Laro




