Les infirmiers titulaires des aires de santé de la Zone de Santé Rurale de Nizi ont adressé, le 10 septembre 2026, une correspondance officielle au gouverneur militaire de l’Ituri pour dénoncer ce qu’ils qualifient de gestion inéquitable des primes d’engagement et des ressources de la riposte sanitaire.
Mobilisés dès le début de l’épidémie en mai 2026 pour la notification des cas, l’investigation des alertes et le suivi des contacts, ces professionnels de santé locaux affirment se sentir marginalisés face aux équipes extérieures. Selon eux, les intervenants déployés par les partenaires sont régulièrement payés, tandis que les infirmiers titulaires accusent 45 jours d’arriérés, n’ayant perçu que l’allocation du mois de juillet au taux de 12 dollars par jour. Ils dénoncent également un écart jugé injuste avec les investigateurs affectés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rémunérés à 17 dollars par jour.
Face à cette situation, le Collège des Infirmiers Titulaires de Nizi fixe un ultimatum de 48 heures aux autorités provinciales et aux partenaires. Leurs revendications portent sur le réajustement de la prime journalière à 20 dollars minimum et le paiement des 45 jours d’arriérés sur ce même barème.
À défaut de régularisation dans le délai imparti, les signataires menacent de refouler les investigateurs de l’OMS, de suspendre la transmission des alertes et le suivi des cas contacts, ainsi que de cesser toute collaboration avec les partenaires de la riposte.
Des copies de cette notification ont été transmises à la Task Force présidentielle de la riposte à Bunia, aux Divisions provinciales de la Santé et de la Fonction publique, ainsi qu’à la représentation de l’OMS et à la direction de la zone de santé de Nizi.
Emmanuel Jedidja




