Après plusieurs jours de blocage à Mahagi, des centaines de camions-citernes transportant des produits pétroliers sont finalement arrivés à Bunia, escortés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Mahagi, chef-lieu du territoire éponyme situé à la frontière avec l’Ouganda, se trouve à 180 km au nord de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri. Le trafic sur la route nationale n°27 était suspendu depuis plusieurs jours par les transporteurs, qui dénonçaient l’insécurité persistante et les tracasseries imposées par certains militaires et groupes armés.
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Cette paralysie avait entraîné une flambée des prix du carburant à Bunia, où le litre d’essence est passé de 3 500 à 4 000 francs congolais à la pompe, impactant lourdement l’économie locale et le coût de la vie.
Le jeudi 14 août, plusieurs camions ont pu reprendre la route vers Bunia, tandis que d’autres poursuivront leur trajet jusqu’à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Les autorités de l’État de siège ont mis en place un dispositif militaire pour sécuriser les transporteurs, une initiative saluée par Daniel Mugisa, président des importateurs de produits pétroliers.
« Une centaine de camions sont arrivés à Bunia. Cela va nous permettre de faire baisser les prix. Mais nous continuons de plaider pour notre sécurité », a déclaré Daniel Mugisa.
Des tracasseries récurrentes
Malgré cette avancée, les importateurs affirment être régulièrement confrontés à des tracasseries et menaces sur la RN27.
« Des militaires installent des barrières et nous réclament de l’argent. Les miliciens aussi. Nous risquons notre vie et nos véhicules sont constamment menacés », déplore l’un d’eux.
Une route stratégique toujours menacée
La RN27 demeure un axe vital pour l’économie régionale, reliant l’Ituri à la Tshopo et à Kinshasa. Pourtant, l’insécurité qui y règne continue de compromettre sa viabilité, sans solution durable en vue.
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