Après près de deux semaines de paralysie sur la route nationale n°27, les chauffeurs transportant des produits pétroliers à Mahagi (Ituri) ont décidé de lever leur grève. Le mouvement avait été déclenché en raison de l’insécurité et des tracasseries administratives et policières.
Une délégation du gouvernement provincial, conduite par le commissaire divisionnaire Ngoy Sengelwa Kyo, commissaire provincial de la Police nationale congolaise, et accompagnée du Directeur de Cabinet adjoint du Gouverneur militaire, du Directeur général des Recettes de la province, ainsi que des responsables provinciaux de l’ANR et de la DGM, a rencontré les grévistes à Anzida, la grande barrière douanière de Mahagi. Le président provincial de la FEC et les représentants des transporteurs étaient également présents.
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À l’issue de cette réunion, les chauffeurs ont accepté de reprendre la route, tout en exigeant l’application effective des résolutions adoptées. « Ils nous ont rassuré que notre sécurité sera assurée après diverses lamentations. Quelques taxes et barrières illégales dénichées sur la route nationale seront supprimées. Nous acceptons de poursuivre le chemin mais toutefois, nous allons palper du doigt la réalité », a déclaré l’un d’eux.
Christophe Lunema Mukwa, président de la Fédération des entreprises du Congo, a salué l’implication du gouvernement provincial tout en dénonçant « le mauvais comportement de certains chauffeurs étrangers qui foulent au pied les lois de la République ». Il a toutefois félicité les autorités pour la résolution pacifique du différend. « La situation est décantée, cela montre que le gouvernement provincial a le souci des opérateurs économiques. Nous avons trouvé ici qu’il y a des taxes exagérées et inquiétude des chauffeurs, le gouvernement provincial va statuer sur les cas. Tous les transporteurs seront remis dans leur droit », a-t-il ajouté.
De son côté, Daniel Mugisa, président provincial des transporteurs des produits pétroliers en Ituri, a rappelé les conséquences directes de la grève sur la population. « Plus de deux semaines les chauffeurs des produits pétroliers ont stationné leur véhicule à cause de cette grève, ce qui avait comme conséquence la hausse du prix du carburant. Nous pensons que demain ou après-demain le prix va baisser pour l’intérêt général », a-t-il indiqué.
La population et les structures citoyennes locales réclament par ailleurs l’installation d’un camion anti-incendie permanent à Mahagi, en raison des risques élevés liés au transport de produits pétroliers sur cet axe routier.
Les effets de la grève ont été largement ressentis dans la région : à Mahagi comme dans d’autres zones de l’Ituri, le prix du carburant avait doublé, voire triplé, à la pompe et chez les revendeurs. La reprise du trafic devrait contribuer à stabiliser la situation dans les prochains jours.
Jean Maurice Udaga




