La Coalition Article 64 (C64) a rejeté l’arrêt de la Cour constitutionnelle déclarant conforme à la Constitution la loi portant organisation du référendum. Dans un communiqué publié ce mercredi 29 juillet à Kinshasa, la plateforme estime que cette décision est « nulle et non avenue » et accuse la haute juridiction d’avoir perdu son indépendance.
Selon la C64, cet arrêt ouvrirait la voie à une remise en cause de l’ordre constitutionnel et et « ouvre la voie à l a
balkanisation de la République. » La coalition affirme que la Cour constitutionnelle s’est rendue complice d’un projet qu’elle qualifie de « renversement de l’ordre constitutionnel » et dénonce ce qu’elle considère comme une tentative de modification de la Constitution en vue d’un troisième mandat présidentiel.
« Le peuple congolais n’acceptera ni le contournement de la Constitution, ni la
personnalisation des institutions, ni l e changement de Constitution, ni le troisième mandat », souligne le communiqué.
La plateforme soutient également que la loi validée par la Cour comporte de nombreuses réserves d’interprétation, ce qui, selon elle, entretient la confusion au sein de l’opinion publique.
Réaffirmant que « la Constitution n’est pas négociable », la Coalition Article 64 appelle les Congolais, tant sur le territoire national que dans la diaspora, à rester mobilisés et vigilants. Elle fixe un nouveau rendez-vous au 15 août 2026 pour la poursuite de ses actions, conformément à son communiqué du 20 juillet dernier.
La C64 conclut qu’« aucune institution n’est au-dessus de la Constitution » et que « aucun pouvoir n’est supérieur à la volonté souveraine du peuple exprimée dans le respect de la Constitution ».
La Rédaction
