La Cour constitutionnelle a réagi avec fermeté, mercredi 3 juin 2026, face aux affirmations de l’opposition sur une prétendue paralysie de ses services lors de l’opération « Ville morte » initiée par la Coalition C64. Dans une déclaration officielle, la haute juridiction a assuré avoir fonctionné « normalement », dénonçant la fabrication d’une « réalité parallèle ».
Alors que l’opposition, portée notamment par Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Augustin Matata, revendiquait un succès populaire, la Cour a opposé des preuves visuelles pour démontrer la continuité de ses activités. « Pendant que certains tentent de fabriquer une réalité parallèle, les images rétablissent les faits », a-t-elle martelé, soulignant la présence de son personnel et la tenue régulière de ses audiences.
Cette mise au point traduit un enjeu de communication hautement politique. La Constitution du 18 février 2006, au cœur du bras de fer entre pouvoir et opposition, confère à la Cour constitutionnelle un rôle central dans la défense de l’État de droit. En affirmant que ses activités se sont « menées sans interruption », l’institution cherche à rassurer l’opinion publique sur la stabilité des structures étatiques, tout en minimisant l’impact de la mobilisation citoyenne.
Le duel entre opposition et institutions ne se limite donc pas aux rues de Kinshasa : il se joue aussi sur le terrain médiatique, dans une bataille d’images et de récits.
Emmanuel Jedidja
