L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, accuse le pouvoir de Félix Tshisekedi de favoriser le tribalisme, le népotisme et la discrimination dans la gestion de l’État. Dans un discours prononcé le vendredi 9 octobre 2026, il estime que ces pratiques contribuent à fragiliser la cohésion nationale et à accentuer les divisions au sein de la société congolaise.
Dans sa critique de la gouvernance actuelle, Joseph Kabila dénonce notamment « l’institutionnalisation du tribalisme et du népotisme », qu’il présente comme l’une des caractéristiques du régime en place. Il reproche également aux autorités de stigmatiser certaines minorités et de privilégier la conservation du pouvoir au détriment de l’intérêt général.
L’ancien chef de l’État déplore, par ailleurs, l’utilisation des institutions publiques à des fins partisanes et une gestion patrimoniale de l’État et des biens publics. Il oppose ces pratiques à la précarité croissante de la population, qu’il met en contraste avec « l’opulence scandaleuse d’une caste dirigeante sans scrupule ».
Sur le plan social et sécuritaire, Joseph Kabila estime que cette gouvernance a contribué à détériorer les relations entre les Congolais. « La cohésion nationale a volé en éclats », affirme-t-il, évoquant une situation marquée, selon lui, par la montée des tensions identitaires, l’insécurité et la guerre.
À travers ces accusations, l’ancien président met en cause les conséquences du favoritisme et des discriminations sur l’unité nationale. Il estime que ces pratiques alimentent les frustrations communautaires et compromettent le vivre-ensemble.
Ces critiques s’inscrivent dans un réquisitoire plus large contre la gestion politique, économique et sécuritaire du pays. Joseph Kabila plaide pour une réconciliation entre les Congolais et la reconstruction de la cohésion nationale.
La Rédaction


