L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, défend son bilan à la tête du pays et affirme avoir laissé un héritage positif à son successeur, Félix Tshisekedi, lors de l’alternance politique du 24 janvier 2019. Dans un discours prononcé le vendredi 9 octobre 2026, il oppose la situation du pays à la fin de son mandat à celle qu’il décrit aujourd’hui, qu’il juge marquée par une profonde dégradation.
« J’avais légué à mon successeur un bien meilleur héritage que celui que j’avais moi-même reçu au moment de mon entrée en fonction », déclare Joseph Kabila, en revenant sur son accession au pouvoir en janvier 2001 et son départ de la présidence dix-huit ans plus tard.
Pour étayer son appréciation, l’ancien chef de l’État évoque notamment la réunification du pays, la pacification du territoire, la cohésion nationale et le fonctionnement des institutions. Il décrit la RDC de janvier 2019 comme « un pays réunifié, largement pacifié et dont les limites territoriales correspondaient exactement à celles qu’elles étaient au 30 juin 1960 ».
Joseph Kabila affirme également avoir laissé une nation réconciliée avec sa diversité et un État doté d’institutions fonctionnant harmonieusement. Sur le plan économique, il met en avant une économie qu’il qualifie de « dynamique et résiliente ». Selon lui, les réformes structurelles engagées sous sa présidence ont permis au pays de se libérer du poids de la dette héritée des régimes précédents.
L’ancien président souligne également les acquis qu’il attribue à son administration dans les domaines militaire et démocratique. Il évoque notamment « une armée nationale républicaine, de plus en plus professionnelle », ainsi qu’une démocratie en voie de consolidation, illustrée, selon lui, par l’organisation sur fonds propres d’un troisième cycle électoral.
Des acquis qu’il estime compromis depuis 2019
Cette défense de son bilan s’accompagne d’une critique sévère de l’évolution du pays depuis l’alternance politique de 2019. Joseph Kabila estime que les acquis qu’il revendique ont été compromis et considère que la RDC fait désormais face à de nouvelles menaces pesant sur sa stabilité en tant que nation et État.
« Notre existence en tant que nation et comme État était de nouveau menacée », affirme-t-il, résumant ainsi son appréciation de la situation politique et sécuritaire actuelle.
À travers cette comparaison, l’ancien président présente janvier 2019 comme une étape importante de l’histoire politique congolaise, marquée par la première alternance pacifique au sommet de l’État. Il soutient que le pays transmis à Félix Tshisekedi était dans une meilleure situation que celui qu’il avait trouvé en accédant au pouvoir en 2001.
La Rédaction


