Le gouvernement congolais a entamé à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, l’extension du programme national de marquage moléculaire des produits pétroliers, destiné à renforcer le contrôle des volumes et à lutter contre la fraude dans le secteur des hydrocarbures.
Marcel Muanji, conseiller de la ministre d’État en charge des Hydrocarbures et superviseur du programme dans la zone nord-est, a précisé que cette étape reste préparatoire :
« Nous sommes venus ici dans le cadre du programme de marquage moléculaire. Nous sommes encore aux études de faisabilité qui seront suivies par la sensibilisation et la formation de la brigade », a-t-il déclaré.
Ce dispositif consiste à introduire une molécule spécifique dans les produits pétroliers importés afin d’assurer leur traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
« C’est une molécule qu’on sera obligé d’ajouter dans le produit pétrolier qu’on va importer », a expliqué M. Muanji, rappelant que le programme est déjà opérationnel dans les régions ouest et sud du pays.
Les autorités provinciales de l’Ituri ont accueilli favorablement cette initiative. « Avec le programme de marquage moléculaire, on va maîtriser le volume », a assuré le superviseur, saluant l’engagement du gouvernorat à accompagner sa mise en œuvre.
S’adressant aux habitants, Marcel Muanji a confirmé la poursuite du projet dans la province :
« Nous informons tout le monde que voilà, nous sommes là dans le cadre du programme du gouvernement que nous allons mettre en place et nous allons aussi continuer à l’implanter ici dans la province de l’Ituri », a-t-il ajouté.
Jean-Paul Otamonga, directeur de l’Office congolais de contrôle (OCC), a expliqué les écarts de prix des produits pétroliers entre les différentes zones du pays.
« Le prix de revient, c’est le prix d’acquisition, les charges que vous avez supportées, la marge que vous appliquez et enfin on trouve le prix », a-t-il indiqué.
Il a souligné que les différences proviennent des voies d’approvisionnement :
« A l’ouest, les produits viennent directement par mer. A l’est, ce sont des importations en droiture. Le différentiel de transport est différent et les prix ne peuvent qu’être différents », a-t-il précisé.
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Pour illustrer, il a comparé la situation au coût d’un produit courant :
« C’est comme vous, vous achetez une mangue, vous payez le transport, le prix sera différent pour celui qui ne paie pas le transport », a-t-il expliqué.
Le marquage moléculaire s’inscrit dans la politique nationale visant à améliorer la gouvernance du secteur pétrolier, à lutter contre la fraude et à assurer une meilleure régulation du marché des hydrocarbures en République démocratique du Congo.
Jonas Mukonkole
