Le Parti pour l’Unité et la Sauvegarde de l’Intégrité du Congo (PUSIC) s’est dit profondément préoccupé par la dégradation alarmante de la situation sécuritaire dans la province de l’Ituri.
Dans une déclaration rendue publique ce 30 juillet 2025, le mouvement politique pointe plusieurs faits inquiétants : l’activisme persistant des groupes CRP et CODECO à Djugu, le silence du gouvernement central sur la gestion de la crise sécuritaire, la circulation illégale et publique d’armes à feu et d’armes blanches par des milices armées, l’implantation de barrières de péage non autorisées par des éléments des FARDC et des groupes armés, ainsi que le massacre de plus de 40 civils à Komanda. La profanation de la paroisse catholique de Lopa et le pillage des biens des habitants viennent également renforcer son indignation.
Face à ces constats, le PUSIC demande au gouverneur militaire de mettre en œuvre sans compromis l’ordonnance instituant l’état de siège afin de neutraliser définitivement les groupes armés qui sévissent dans la région.
Le parti déplore par ailleurs une crise de confiance grandissante entre la population civile et les Forces armées de la République démocratique du Congo, notamment dans le territoire de Djugu. Il appelle à une restauration du climat de coopération entre les deux parties.
Enfin, le PUSIC sollicite l’implication directe et personnelle du chef de l’État pour assurer la sécurité de l’ensemble de la province.
Jérémie Kaseke




