La province de l’Ituri, dans l’Est de la République démocratique du Congo, connaît une nouvelle flambée de violences armées malgré les efforts de pacification engagés ces derniers mois. Plusieurs attaques attribuées à des groupes armés actifs dans la région ont causé de lourdes pertes humaines, touchant à la fois civils et militaires.
Selon des sources locales, les incidents ont éclaté dans la nuit du lundi au mardi 28 avril 2026, lorsqu’un groupe armé identifié comme la CRP de Thomas Lubanga a pris pour cible une position des Forces armées de la RDC (FARDC), tuant une quinzaine de soldats. En représailles, des éléments de la CODECO auraient attaqué des villages non loin de Pimbo, provoquant de nombreuses victimes civiles, d’après la société civile.
Intervenant sur Radio France Internationale, le gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johnny Luboya Nkashama, a livré sa lecture des événements, rejetant la responsabilité initiale des violences sur la CRP :
« C’est ce mardi que la CRP a attaqué un village Lendu à Pimbo, où ils ont tué nos militaires, les femmes et la population. Et c’est dans cette poursuite, ou dans cette défense, que la CODECO a répondu. Ils n’ont pas attaqué », a-t-il déclaré.
Le chef de l’exécutif provincial a appelé à la mise en place rapide d’une commission d’enquête indépendante, impliquant notamment des enquêteurs des Nations Unies, afin de garantir l’impartialité des conclusions.
« Nous demandons que ces investigations soient menées le plus tôt possible, par des enquêteurs neutres pour vérifier les allégations de tout le monde », a-t-il ajouté.
Au-delà des faits, Johnny Luboya Nkashama a dénoncé des manipulations et des interférences extérieures susceptibles d’exacerber les tensions, évoquant des intérêts liés à certaines dynamiques internationales.
Alors que les violences continuent de frapper les communautés Hema et Lendu, les autorités provinciales appellent à la retenue et à la recherche de la vérité. « Le peuple iturien a assez souffert. Trop, c’est trop », a conclu le gouverneur.
Malgré les efforts de stabilisation engagés ces derniers mois, la situation sécuritaire en Ituri demeure fragile, soulignant les défis persistants pour un retour durable à la paix.
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