Le député national élu de la ville de Bunia, Gratien de Saint Nicolas Iracan, a annoncé avoir rencontré l’ambassadeur de France en République démocratique du Congo, M. Rémy Maréchaux, dans le cadre du suivi d’une lettre adressée au président Emmanuel Macron concernant la situation sécuritaire et humanitaire en Ituri.
Selon l’élu, cette correspondance visait à alerter les autorités françaises sur « la situation dramatique et chaotique » que traverse la province, marquée par des violences persistantes contre les civils. Il affirme y avoir dénoncé « l’abandon du peuple iturien » et la gravité des crimes commis, souvent ignorés sur la scène internationale.
« J’ai envoyé des éléments factuels, notamment des images illustrant les crimes perpétrés en Ituri. Le président français a répondu à cette préoccupation et a instruit son ambassade en RDC d’échanger avec moi afin d’approfondir la question », a déclaré Gratien Iracan.
Le député salue l’attention internationale portée à la crise en Ituri, précisant que la France s’est dite prête à relayer « la voix des opprimés » et à dénoncer les exactions en cours. Il rappelle qu’en 2025, Paris a mobilisé près de 12 millions de dollars américains pour l’aide humanitaire dans les territoires de Djugu, Irumu, Aru et Mahagi, à travers sept projets actuellement en cours.
Gratien Iracan souligne que cette initiative s’inscrit dans la continuité des échanges entamés dès 2024 avec des représentants de l’Union européenne, dans le but d’améliorer la prise en charge des déplacés internes, qu’il estime encore largement insuffisante.
Il affirme également avoir plaidé pour un renforcement de l’implication des Nations Unies, tant sur le plan de la protection des civils que de la justice. Il appelle à des sanctions contre les auteurs de crimes en Ituri et à un appui humanitaire accru pour que les déplacés ne se sentent plus abandonnés.
Heri Budjo Joël
