MLe député national Saint Nicolas Iracan s’est exprimé sur la dynamique diplomatique entourant le conflit armé dans l’Est de la République démocratique du Congo, marquée par une multiplication des sommets et initiatives de médiation.
Élu de la ville de Bunia, Iracan souligne que, malgré les efforts déjà entrepris par les États-Unis et le Qatar pour faciliter des discussions entre la RDC, le Rwanda et le mouvement rebelle M23, le sommet récemment convoqué par le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni suscite de vives interrogations quant à sa portée et à son utilité.
Selon lui, la question centrale reste en suspens : « Est-ce un médiateur neutre, un acteur sécuritaire ou une partie concernée ? », s’interroge-t-il, estimant que « l’absence de clarté à ce sujet risque de fragiliser les efforts déjà engagés ».
Iracan insiste sur le fait que si l’objectif affiché de ces rencontres est la neutralisation des groupes armés étrangers opérant sur le sol congolais, cette démarche doit impérativement s’appuyer sur « des mandats clairement définis, une coordination effective avec les processus diplomatiques existants et des garanties fermes du respect de la souveraineté de la RDC ».
Le parlementaire met en garde contre la tenue de sommets parallèles, qui, selon lui, pourraient « contribuer à une confusion diplomatique supplémentaire », dans un contexte déjà saturé par la diversité des médiations et la pluralité des acteurs impliqués.
Enfin, il rappelle que la paix durable dans l’Est du pays ne pourra être atteinte qu’à travers « une approche cohérente, concertée et respectueuse des intérêts fondamentaux du peuple congolais, en particulier ceux des populations de l’Ituri, premières victimes de l’insécurité persistante ».
Heri Budjo Joël
