La chefferie des Alur Djuganda, en province de l’Ituri, est sous le choc après deux drames survenus le mardi 6 janvier 2026. Selon Joseph Berocan, sous-coordonnateur de la société civile locale, ces incidents ont profondément bouleversé la communauté.
Le premier cas concerne un homme d’environ 40 ans, retrouvé sans vie dans un champ près de son domicile, au village de Djupupoka, dans le groupement Djupakanya.
« Selon les enquêtes préliminaires, le monsieur aurait été tué ailleurs et son corps jeté dans un champ proche de sa maison », a expliqué M. Berocan.
Les autorités locales ont été saisies pour identifier les auteurs de ce meurtre et élucider les circonstances exactes du drame.
« Il revient à l’État congolais de protéger et de sécuriser la population. Malheureusement, la chefferie des Alur Djuganda ne semble pas suffisamment vigilante dans cette mission », a-t-il déploré.
Le second drame concerne un garçon de 13 ans retrouvé pendu dans le village d’Oviri, groupement Anyola. Les raisons de ce geste désespéré demeurent inconnues.
« Était-ce un problème familial, coutumier, ou autre ? Nous ne le savons pas », a déclaré M. Berocan.
Il a lancé un appel à la population pour qu’elle ne cède pas au désespoir, même face aux épreuves.
« Les problèmes font partie de la vie, mais personne ne doit se donner la mort. Laissez que Dieu décide du moment de votre départ », a-t-il exhorté.
Ces deux tragédies, survenues en une seule journée, suscitent une vive inquiétude au sein de la communauté.
« Commencer 2026 avec de tels incidents est alarmant. Deux décès en une seule journée, c’est trop. Nous espérons que cette année sera meilleure pour notre population », a conclu le sous-coordonnateur.
Heri Budjo Joël
