En Ituri, trois personnes ont été tuées dans la chefferie des Djukoth, en territoire de Mahagi, dans la nuit du 20 au 21 août 2026. Deux victimes, un commerçant et son vendeur, ont été abattues par balles au centre commercial de Ndrele. Un troisième corps sans vie a été retrouvé sous un arbre à Pakenge Aboo, dans le groupement Pamitu Amee.
À la suite de ces meurtres, l’acteur social Jean-Christophe Cothum Pirwoth appelle la population, particulièrement les jeunes de Djukoth et de la chefferie voisine de Panduru, à redoubler de vigilance. Il invite également les services de sécurité à intensifier les patrouilles nocturnes et conseille à la population de limiter les déplacements pendant la nuit.
Il plaide, par ailleurs, pour l’ouverture urgente d’une enquête indépendante afin d’établir les circonstances de ces décès, d’identifier les auteurs et de les traduire en justice.
De son côté, la Société civile Forces vives de Djukoth, par l’entremise de son sous-coordonnateur Jacques Pithua, se dit consternée par ces événements. Elle appelle la population de toute la chefferie à observer une période de deuil jusqu’à l’inhumation des victimes.
La structure citoyenne réclame également des enquêtes indépendantes pour établir les responsabilités et déterminer l’implication éventuelle des auteurs, complices ou commanditaires de ces actes.
Malgré les appels à la suspension des activités, le marché ainsi que plusieurs commerces ont fonctionné normalement ce samedi à Ndrele. La situation reste toutefois marquée par une vive inquiétude au sein de la population.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle des autorités politico-administratives n’a été rendue publique sur ce triple meurtre. La population attend donc des éclaircissements sur les circonstances de ces décès ainsi que des mesures concrètes pour renforcer la sécurité dans la région.
Jean Maurice Udaga
