Un atelier de monitorage amélioré pour action s’est tenu pendant deux semaines dans la zone de santé d’Angumu, située dans la chefferie des Mokambo, territoire de Mahagi, en Ituri. Clôturée le mercredi 11 février 2026 à Ramogi, cette activité a réuni les prestataires de santé notamment les infirmiers titulaires ainsi que des membres de la communauté. L’objectif était de renforcer les interventions de soins et d’identifier les principaux défis rencontrés dans les villages ciblés.
« Cette activité nous aide à évaluer et à suivre les interventions à haut impact pour la survie de l’enfant et de la mère. Elle consiste à prévenir la mortalité infanto-juvénile mais aussi la mortalité maternelle », a expliqué le Dr Delphonse Unen Ali, expert de la Division provinciale de la santé de l’Ituri, qui a animé la séance.
Appuyée par l’UNICEF, l’initiative visait à mettre en lumière les véritables goulots d’étranglement dans les services de soins et au sein de la communauté, afin de planifier des solutions adaptées et garantir des soins de qualité.
« Les résultats que nous avons sont satisfaisants. Les problèmes identifiés ont été analysés avec la communauté, qui elle-même a proposé des pistes de solution. De notre côté, en tant que division provinciale de la santé, nous allons transmettre un rapport à qui de droit et établir un cadre programmatique et budgétaire pour exécuter ces activités au bénéfice de la population », a ajouté le Dr Unen Ali.
Il a par ailleurs exhorté les prestataires de soins à jouer un rôle de sensibilisateurs :
« Nous, comme prestataires, nous donnons les soins. Ces soins doivent être connus de la population qui les consomme et doivent être de bonne qualité. C’est ce qui nous a amenés à évaluer la zone de santé d’Angumu, choisie comme zone pilote en Ituri. »
À l’endroit de la communauté, il a insisté :
« Il faut avoir confiance dans les établissements de soins et s’approprier les actions de santé publique menées dans toutes les zones. Lorsque les prestataires donnent les soins, la communauté doit se les approprier. »
La zone de santé d’Angumu, qui compte plus de 313 000 habitants, a été retenue en raison de sa forte densité démographique et des nombreuses interventions humanitaires dont elle bénéficie. Elle accueille également un nombre important de personnes déplacées internes, réparties entre sites et familles d’accueil. Cette évaluation a permis de mesurer l’impact des interventions de l’État et de ses partenaires dans cette zone stratégique.
Jean Maurice Udaga



