À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, des parents d’élèves du groupement Bandavilemba, dans le territoire d’Irumu, plaident pour le retour des écoles encore délocalisées vers leurs milieux d’origine.
Cet appel a été lancé mardi 4 août 2026, lors d’une mission effectuée par la société civile Forces vives d’Irumu dans cette partie du territoire.
Selon les parents, plusieurs établissements scolaires continuent de fonctionner à Komanda et dans certaines zones du Nord-Kivu, malgré l’amélioration progressive de la situation sécuritaire dans leurs villages d’origine. Ils estiment que le maintien de ces écoles en déplacement constitue un obstacle à l’accès à l’éducation pour de nombreux enfants.
« Les conditions sécuritaires permettent aujourd’hui un retour des écoles dans plusieurs villages. Il faut que les responsables des établissements prennent des dispositions pour rapprocher l’école des enfants », plaident ces parents.
Le premier vice-président de la société civile Forces vives d’Irumu, Soniau Malangay Dieudonné, affirme que plus de 5 000 enfants en âge scolaire n’ont pas pu suivre régulièrement les enseignements durant l’année scolaire écoulée en raison de l’absence des établissements dans leurs milieux habituels.
Pour cet acteur de la société civile, aucun motif ne justifie désormais le maintien prolongé de ces écoles loin des communautés bénéficiaires, alors que plusieurs localités connaissent une accalmie sécuritaire.
Il rappelle que l’accès à l’éducation demeure une priorité nationale, notamment à travers la politique de gratuité de l’enseignement primaire initiée par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. Selon lui, les enfants du groupement Bandavilemba doivent bénéficier des mêmes opportunités éducatives que ceux des autres régions du pays.
La société civile Forces vives d’Irumu appelle ainsi les autorités administratives et éducatives à accompagner le processus de retour des établissements scolaires afin de permettre aux élèves de reprendre les cours dans leurs milieux d’origine dès la prochaine rentrée scolaire.
Pour les parents, l’enjeu dépasse la seule réouverture des salles de classe : il s’agit de garantir aux enfants affectés par les années de crise sécuritaire le droit fondamental à l’éducation.
Eugène Laro
