À l’occasion de la Journée nationale du Génocide congolais (GENOCOST), le Vice-ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, M. Kezamudru Misisiri, a exprimé sa profonde compassion envers les millions de victimes des violences armées qui endeuillent la République démocratique du Congo depuis plus de vingt ans.
Dans une adresse empreinte d’émotion, il a salué la mémoire des disparus tout en compatissant avec les survivants, nombreux à porter encore aujourd’hui les stigmates physiques, psychologiques et sociaux de cette tragédie nationale.
« En ce jour, nos pensées vont vers les familles brisées, les enfants orphelins, les femmes meurtries, les communautés déracinées. Le Congo n’a pas seulement perdu des vies, il a vu son âme piétinée. Le rôle de notre école est de panser ces blessures invisibles en enseignant la vérité, la dignité et la paix », a déclaré le vice-ministre.
S’inscrivant dans une démarche résolument humaniste, M. Kezamudru a souligné l’importance cruciale de l’éducation comme acte réparateur vecteur de savoir, de mémoire et d’humanité.
« Ce n’est pas seulement une commémoration. C’est un cri silencieux de ceux qu’on a oubliés, un appel à ne plus fermer les yeux. En tant que nation, nous avons le devoir de regarder cette douleur en face, d’en faire une leçon de vie pour les générations futures. »
Des cérémonies de recueillement se sont tenues dans plusieurs villes du pays, ponctuées de moments de silence, de lectures de témoignages et d’ateliers thématiques sur la paix. Le ministère prévoit l’introduction prochaine de modules éducatifs consacrés aux conflits récents, dans le but de documenter les faits et d’éviter les dérives de l’oubli.
« Une école qui n’enseigne pas la mémoire trahit l’avenir. En ce 2 août, nous pleurons, nous nous souvenons, mais surtout, nous décidons d’enseigner », a conclu le vice-ministre.
Heri Budjo Joël
