À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars à travers le monde, une voix s’élève depuis l’Est de la République démocratique du Congo pour rappeler une réalité trop souvent occultée par les discours officiels. Celle d’Alida Kachweka Bahigwa, journaliste engagée, qui adresse un message poignant en solidarité avec les femmes victimes des conflits armés dans cette région meurtrie.
Dans son témoignage, elle confie avoir une pensée particulière pour « ses sœurs et ses mamans victimes de guerre », contraintes de subir depuis de longues années les conséquences dramatiques de l’insécurité persistante.
« En cette journée dédiée à toutes les femmes du monde, mes pensées les plus pieuses vont vers mes sœurs et mes mamans victimes de guerre ici à l’Est de mon pays, qui endurent des violences innommables depuis trop d’années », a-t-elle déclaré.
Pour Alida, la célébration du 8 mars ne devrait pas se limiter aux festivités ou aux discours. Elle rappelle que, pendant que certaines femmes s’apprêtent à porter leurs plus beaux pagnes pour commémorer leurs droits, d’autres vivent une réalité bien plus douloureuse.
Nombreuses sont celles qui, dans les zones touchées par les conflits, ont perdu leurs terres, leurs champs et leurs moyens de subsistance. Prisonnières d’un environnement marqué par l’insécurité, elles mènent chaque jour un combat silencieux pour survivre et espérer un retour durable de la paix.
Son message se veut un appel à la conscience collective, invitant les autorités, les organisations et la communauté nationale à se souvenir de ces femmes qui, loin des cérémonies officielles, continuent de payer le prix le plus lourd des conflits armés.
À travers ses mots, Alida rappelle que la véritable célébration de la femme passe aussi par la solidarité, la justice et la recherche de la paix pour toutes celles qui vivent encore sous la menace de la guerre.
Denis Munguriek



