Dans l’Est de la République démocratique du Congo, les travailleurs humanitaires opèrent dans un environnement de plus en plus dangereux, marqué par une recrudescence d’incidents sécuritaires ciblant directement leurs activités.
Selon les données d’OCHA RDC, 83 incidents ont été enregistrés depuis janvier 2026 contre des acteurs humanitaires déployés dans des zones affectées par les conflits armés et les violences communautaires.
Le mois de février 2026 apparaît particulièrement préoccupant, avec 46 incidents recensés en un seul mois, traduisant une intensification des menaces et des entraves à l’action humanitaire.
Ces incidents comprennent notamment des attaques, des menaces, des actes d’intimidation, des enlèvements, ainsi que des restrictions d’accès aux zones d’intervention. Ils limitent considérablement la capacité des organisations humanitaires à atteindre les populations les plus vulnérables.
Cette situation intervient dans un contexte déjà marqué par une insécurité persistante dans plusieurs provinces de l’Est de la RDC, où les besoins humanitaires restent élevés en raison des déplacements massifs de populations et des violences armées récurrentes.
Les acteurs humanitaires alertent sur la nécessité de renforcer la protection du personnel sur le terrain afin de garantir la continuité des opérations d’assistance, notamment dans les zones les plus enclavées.
Face à cette situation, la dégradation du contexte sécuritaire constitue un défi majeur pour la réponse humanitaire, alors que des milliers de civils continuent de dépendre de l’aide extérieure pour survivre.
Heri Budjo Joël




