La prison centrale de Bunia est confrontée à une surpopulation alarmante. Conçue pour accueillir quelque 500 détenus, elle en héberge actuellement 1 982, soit près de quatre fois sa capacité d’accueil.
Selon le colonel Camille Nzonzi, directeur de l’établissement, cette promiscuité extrême résulte principalement du manque criant de magistrats dans la ville. Une situation qui engendre une accumulation inquiétante de prévenus en attente de jugement, certains depuis plusieurs mois, voire des années.
Malgré ce contexte préoccupant, le responsable pénitentiaire se veut rassurant sur la question de l’alimentation. Il affirme que, grâce au soutien du gouvernement central, les besoins alimentaires des détenus sont couverts pour les trois prochains mois.
Sur le plan sanitaire, le colonel Camille Nzonzi précise que les détenus malades continuent d’être pris en charge à l’hôpital général de référence de Bunia, en collaboration avec les services de santé locaux.
Face à cette crise, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à des mesures urgentes. Parmi les solutions préconisées : le renforcement du personnel judiciaire et l’accélération des procédures judiciaires, afin d’améliorer les conditions de détention et de désengorger la prison centrale de Bunia.
Eugène Laro
