La République démocratique du Congo a porté son plaidoyer pour la justice transitionnelle au cœur de l’Europe. À l’occasion de l’événement international « La Traversée » organisé à Paris, le Ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba Kabuya, a mené une offensive diplomatique majeure. Dans un discours offensif, il a affirmé que « le temps du déni est révolu », soutenant que les preuves matérielles et juridiques des crimes de masse commis en RDC sont désormais établies.
L’Union européenne directement interpellée
Le ministre a exhorté l’UE à franchir un cap décisif en adoptant deux mesures fortes :
- Reconnaissance officielle du caractère génocidaire des massacres subis par les populations congolaises.
- Sanctions ciblées financières et politiques contre le président rwandais Paul Kagame et l’ancien président congolais Joseph Kabila Kabange.
Un appel appuyé à la France
Pays hôte de l’événement, la France a également été invitée à sortir de sa réserve sur le dossier des Grands Lacs. Samuel Mbemba a plaidé pour que Paris adopte des mesures de rétorsion fortes, en s’inspirant des régimes de sanctions déjà mis en place par les États-Unis contre les acteurs déstabilisateurs de la région.
Un durcissement de la diplomatie judiciaire congolaise
Cette sortie médiatique à Paris illustre un tournant dans la stratégie diplomatique de Kinshasa : pointer directement du doigt des figures politiques de premier plan, nationales comme internationales, pour obtenir réparation. Le ministre des Droits Humains a réaffirmé la détermination du gouvernement à inscrire la RDC dans une dynamique de justice transitionnelle et de reconnaissance internationale des crimes commis depuis plus de trois décennies.
Emmanuel Jedidja




