La Fédération des entreprises du Congo (FEC), section de l’Ituri, s’insurge contre les récentes opérations de scellage de commerces menées par la brigade d’hygiène dans la ville de Bunia. Son président provincial, Christophe Lonema Batsi Mukwa, dénonce une pratique qui, selon lui, compromet la collaboration entre l’État et les opérateurs économiques.
« Nous constatons avec amertume que la brigade d’hygiène scelle les portes de nos membres, que ce soit au grand marché ou dans des bâtiments commerciaux », a-t-il déclaré lors d’un point de presse.
Des procédures jugées irrégulières
Le président de la FEC Ituri estime que ces actions sont menées en dehors du cadre légal.
« Les services d’assiette doivent se limiter à la constatation et à la liquidation. La perception revient exclusivement aux régies financières comme la DGRPI ou la DGRAD », a-t-il rappelé, soulignant que « ces opérations ne se font nulle part ailleurs ».
Il appelle les autorités provinciales à faire respecter la note circulaire de la Première ministre, qui interdit formellement toute mission de contrôle ou de recouvrement auprès des entreprises pendant la période des festivités de fin d’année.
Un appel à la cessation des pratiques abusives
« Nous demandons que cesse cette mauvaise pratique de scellage des portes. Si certains opérateurs sont récalcitrants, qu’on nous envoie leurs noms. Nous avons nos mécanismes internes pour les sensibiliser au paiement régulier des taxes légales », a plaidé M. Lonema.
Il alerte également sur les conséquences économiques de ces fermetures :
« Sceller les portes des commerces ou des stations-service, c’est bloquer les activités et empêcher la circulation de l’argent. D’où viendront alors les recettes de l’État ? », s’est-il interrogé.
Tout en appelant les opérateurs économiques à ne pas céder à la panique, le président de la FEC Ituri les encourage à continuer à s’acquitter de leurs obligations fiscales auprès des régies financières légalement reconnues.
« La FEC reste leur syndicat et continuera à défendre leurs intérêts dans le respect des textes légaux », a-t-il conclu.
Heri Budjo Joël




