Dans les rues de Bunia chef-lieu de la province de l’Ituri dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, les sachets, bouteilles et emballages plastiques ont colonisé trottoirs, marchés et caniveaux. Le plastique est partout, jusque dans les rivières et les champs. Et pourtant, la réaction collective est quasiment inexistante. Une habitude inquiétante s’est installée : vivre avec les déchets, comme si c’était normal.
La prolifération des déchets plastiques n’est pas qu’un problème d’esthétique urbaine. C’est un danger écologique, sanitaire et économique. Le plastique met des centaines d’années à se dégrader. Il bouche les canalisations, favorise les inondations, pollue les sols, tue la biodiversité aquatique et terrestre. Pire encore, en brûlant à l’air libre, il libère des substances cancérigènes qui empoisonnent l’air que nous respirons.
À Bunia, cette crise est accentuée par l’absence de politique claire de gestion des déchets, le manque d’infrastructures de recyclage, et l’inertie des autorités locales. Les campagnes de sensibilisation sont rares, les sanctions inexistantes, et les alternatives écologiques peu promues.
LA NÉCESSITÉ DE METTRE EN APPLICATION LES SOLUTIONS EXISTANTES
Pourtant, des solutions existent parmi lesquelles nous pouvons citer ; Interdire progressivement les plastiques à usage unique, encourager les emballages biodégradables, mettre en place des points de collecte et de tri, soutenir les initiatives de recyclage local, et surtout,éduquer la population à adopter une nouvelle culture de propreté.
La lutte contre les déchets plastiques à Bunia n’est pas un luxe environnemental. C’est une urgence sociale. Une ville sale ne peut pas aspirer à un développement sain. Il faut une volonté politique forte, une implication citoyenne constante, et un changement de mentalité collectif.
Il est temps que Bunia refuse de devenir une capitale du plastique. L’avenir de la ville dépend de ce que nous faisons aujourd’hui… avec nos déchets.
Rédaction




