L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, critique la gestion des finances publiques et des ressources minières sous la présidence de Félix Tshisekedi. Dans un discours prononcé le vendredi 9 octobre 2026, il dénonce l’augmentation de la dette publique et les pratiques de gouvernance qu’il juge préoccupantes, tout en alertant sur les conséquences de la gestion des minerais stratégiques pour la souveraineté nationale et l’avenir économique du pays.
« La dette publique a explosé. On parle aujourd’hui de plus de 18 milliards de dollars américains », affirme Joseph Kabila, sans préciser, dans l’extrait disponible, la période de référence ni les composantes de ce montant.
Au-delà de l’endettement, l’ancien chef de l’État met en cause la gestion des ressources publiques. Il dénonce notamment des « contrats léonins », la corruption et les détournements de fonds. Pour étayer ses critiques sur la gouvernance, il se réfère également aux rapports publiés au cours des cinq dernières années sur les indicateurs mondiaux de gouvernance de la Banque mondiale.
Joseph Kabila étend ses critiques au secteur minier, en particulier à la gestion des minerais stratégiques comme le cobalt et le cuivre, dont la RDC possède d’importantes réserves. Selon lui, les choix opérés dans ce domaine risquent de compromettre l’indépendance économique du pays et de limiter les perspectives des générations futures.
Cette question prend une dimension particulière dans le contexte du partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, formalisé notamment par un accord signé le 4 décembre 2025. Celui-ci porte entre autres sur les minerais critiques, les investissements miniers et le développement des infrastructures.
Joseph Kabila reproche à Félix Tshisekedi de croire que la signature de cet accord lui garantit le soutien inconditionnel de Washington. Par cette déclaration, l’ancien président met en doute les attentes du chef de l’État vis-à-vis du partenariat américain et soulève la question des intérêts que la RDC peut en tirer, notamment dans la gestion des ressources naturelles.
La Rédaction

