Le pasteur et chanteur gospel congolais Moïse Mbiye aurait été empêché de voyager mercredi soir à destination de Paris, à l’aéroport international de N’djili. L’information, confirmée par plusieurs sources concordantes, intervient dans un contexte marqué par les débats houleux autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
À l’origine de cette mesure, ses déclarations controversées tenues récemment lors d’un culte. Moïse Mbiye avait qualifié les pasteurs favorables à la révision constitutionnelle de « camp des lépreux », des propos qui ont provoqué une vive polémique dans les milieux religieux et politiques.
Selon des sources aéroportuaires, l’artiste n’a pas pu embarquer pour son vol vers la capitale française. Toutefois, aucune précision officielle n’a été donnée quant à la nature exacte de la décision, laissant planer le doute sur une éventuelle sanction administrative ou sécuritaire liée à ses prises de position publiques.
Moïse Mbiye, figure influente de l’église Cité Bethel et surnommé « l’Apôtre de la musique », est connu pour ses messages spirituels mêlés à des interventions sur des sujets sociopolitiques. Ses propos récents ont été interprétés par certains observateurs comme une critique directe des leaders religieux proches du pouvoir.
L’empêchement de son voyage vers Paris illustre la sensibilité du débat sur la révision constitutionnelle, qui divise profondément la société congolaise. Il met également en lumière le rôle des pasteurs et leaders religieux dans le débat public, capables d’influencer largement l’opinion et de susciter des réactions politiques.
Pour l’heure, l’affaire continue de susciter des réactions, entre indignation de ses fidèles et interrogations sur la portée réelle de ses propos.
Jonas Mukonkole




