Les opérations militaires conjointes menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) ont permis la libération de 96 civils en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Ces personnes avaient été enlevées par les rebelles des Allied Democratic Forces (ADF).
Selon des acteurs locaux impliqués dans le suivi sécuritaire, les otages figuraient parmi les victimes des attaques survenues fin mars dans les localités de Bengasoli et Mabukulu. Leur libération s’est déroulée en deux étapes : 42 civils ont été secourus le mercredi 15 avril, suivis de 54 autres le lendemain.
D’après les témoignages recueillis sur place, les captifs étaient contraints à des travaux forcés par les ADF, notamment le transport de biens pillés lors des incursions armées. Leur extraction a été rendue possible grâce à des offensives menées en profondeur dans les zones forestières de Babila-Bakwanza, particulièrement dans le groupement de Bayaku, identifié comme un bastion des assaillants.
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Malgré cette avancée, les acteurs de la société civile appellent à maintenir la pression militaire afin d’éradiquer durablement la menace. Ils insistent sur la nécessité de poursuivre les offensives pour neutraliser les groupes armés et restaurer la sécurité dans cette partie du territoire.
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Il convient de rappeler que l’attaque du 28 mars dernier avait entraîné l’enlèvement d’environ 400 civils, laissant de nombreuses familles dans l’incertitude. Si ces récentes libérations redonnent espoir, plusieurs personnes restent encore introuvables
Les opérations de ratissage se poursuivent, avec pour objectif de retrouver les otages restants et de rétablir un climat de sécurité dans cette zone durement éprouvée par les violences armées.
Denis Munguriek




