À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation à la lutte antimines, célébrée le 4 avril sous l’égide des Nations unies, le Centre congolais de lutte antimines (CCLAM), basé à Bunia, a renforcé son appel à la vigilance face aux engins explosifs.
Devant les représentants des services publics, des forces de défense et de sécurité, des organisations humanitaires ainsi que de la société civile, la coordinatrice adjointe du CCLAM, Furaha Dorcas, a rappelé le sens de cette journée : « Elle a été instituée pour attirer l’attention sur les dangers des mines antipersonnelles et des restes explosifs de guerre, mais aussi pour soutenir les efforts de déminage, l’assistance aux victimes et la prévention des accidents ».
Revenant sur le contexte national, elle a souligné que « l’historique de la lutte antimines dans notre pays est lié aux différents conflits armés qui ont laissé derrière eux des mines et restes explosifs de guerre ». Elle a rappelé que la République démocratique du Congo, signataire de la Convention d’Ottawa, s’est engagée dans « la destruction des stocks et la dépollution des zones contaminées ».
La responsable a insisté sur les piliers de cette lutte : « Elle repose notamment sur l’éducation aux risques, le déminage humanitaire, l’assistance aux victimes, la gestion de l’information et la destruction des stocks ».
Malgré les efforts, plusieurs zones de l’Ituri demeurent dangereuses. « Chaque année, des vies sont perdues. Les enfants perdent leurs membres en manipulant des objets inconnus, et des familles sont brisées », a-t-elle déploré.
Face à cette réalité, elle a lancé un appel pressant : « Ne touchez pas, ne vous approchez pas et signalez immédiatement tout objet suspect aux autorités compétentes ». Elle a également insisté sur l’implication de tous : « La lutte contre les mines ne concerne pas seulement les autorités ou les organisations humanitaires. C’est une responsabilité collective. Chacun doit devenir un relais d’information et un protecteur de sa communauté ».
S’adressant particulièrement aux parents et aux jeunes, elle a exhorté : « Enseignez à vos enfants à ne jamais ramasser des objets inconnus. Soyez vigilants dans vos déplacements ».
En conclusion, Furaha Dorcas a lancé un message fort : « Une seule erreur peut coûter une vie, mais une seule information peut sauver des milliers de vies. Restons vigilants et solidaires pour protéger notre avenir ».
Eugène Laro




