En utilisant ce site, vous acceptez la Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation.
Accepter
Visibilité Média ProVisibilité Média ProVisibilité Média Pro
  • Accueil
  • Toute l’actualité
  • Politique
  • Société
  • Sécurité
  • Justice
  • Economie
  • Santé
En lisant: Bunia : des monuments identitaires transformés en espaces publicitaires
Partager
Notification Afficher plus
Aa
Visibilité Média ProVisibilité Média Pro
Aa
  • Accueil
  • Toute l’actualité
  • Politique
  • Société
  • Sécurité
  • Justice
  • Economie
  • Santé
  • Accueil
  • Toute l’actualité
  • Politique
  • Société
  • Sécurité
  • Justice
  • Economie
  • Santé
Suivez-nous
Visibilité Média Pro > Toute l’actualité > Culture > Bunia : des monuments identitaires transformés en espaces publicitaires
Culture

Bunia : des monuments identitaires transformés en espaces publicitaires

Dernière mise à jour: le 08/04/2026 à 00:04
8 avril 2026
Partager
4 minutes de lecture

À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, la disparition progressive des monuments et repères historiques suscite une vive inquiétude. Pour l’historien Ferdinand Fimbo Lebiliye, ce phénomène constitue une véritable menace pour la mémoire collective de la ville.

Plusieurs sites emblématiques sont aujourd’hui défigurés ou détournés de leur vocation initiale et ont déjà perdu leur signification originelle.

Au rond-point Sonas, le monument des martyrs est désormais entouré de panneaux publicitaires installés par une entreprise. Le « monument poisson », situé au marché central, est submergé par les marchands et les maisons de commerce. Au rond-point Pic-Nic, un autre monument, les anciennes statues des « gorilles », est en cours de transformation par une société privée à des fins commerciales. Quant au monument Manzudu, situé vers le quartier Dhele et représentant la culture des premiers habitants de Bunia, il a été vandalisé par des inconnus.

« Aucune initiative n’est prise pour construire des monuments plus modernes avec des repères historiques, mais on détruit ce qui existait », déplore un habitant.

Cette situation illustre un constat alarmant : les repères historiques disparaissent peu à peu du paysage urbain. « Aucun symbole fort, aucune référence visible ne permet aujourd’hui d’identifier l’histoire de la ville comme cela se fait ailleurs », déplore l’historien.

De manière générale, les monuments historiques, pourtant garants de l’identité culturelle, sont de plus en plus transformés en supports publicitaires. Les enseignes commerciales remplacent progressivement l’esthétique et la richesse culturelle de la ville. Si cette logique peut répondre à des intérêts économiques, elle suscite néanmoins de nombreuses critiques.

Pour plusieurs observateurs, utiliser des monuments comme espaces publicitaires revient à en dénaturer la valeur symbolique. Ces lieux chargés d’histoire deviennent alors de simples vitrines commerciales, au détriment de leur rôle éducatif et mémoriel. Une pratique qui tend à se banaliser, modifiant durablement le visage de la ville.

Selon Ferdinand Fimbo Lebiliye, toute société se construit autour des traces visibles de son passé. « Toute vie est marquée par la présence de quelque chose. Or, aujourd’hui, ces traces que nos ancêtres nous ont léguées commencent à disparaître », regrette-t-il.

L’historien rappelle que les monuments ne sont pas de simples infrastructures, mais de véritables symboles permettant de commémorer des événements, de valoriser des figures importantes et de transmettre des valeurs culturelles. « Effacer ces repères, c’est effacer l’histoire d’un peuple », insiste-t-il.

Il dénonce également l’oubli progressif de grandes figures locales, aujourd’hui méconnues du grand public. « La jeune génération risque de grandir sans connaître les personnalités qui ont marqué cette ville et cette province », avertit-il.

Par ailleurs, il critique certaines décisions liées à la dénomination des avenues, estimant qu’elles devraient rendre hommage à des personnalités ayant réellement contribué à l’histoire locale. Il appelle aussi à la protection des cimetières et des tombes, qu’il considère comme des lieux de mémoire aujourd’hui menacés par des constructions anarchiques.

Face à cette situation préoccupante, l’historien appelle à une prise de conscience collective. Il invite les autorités, les élus et la jeunesse à s’engager activement dans la préservation du patrimoine.

« Une ville se raconte à travers ses monuments. Lorsqu’on les détruit ou qu’on les banalise, on prive les générations futures de leur histoire », conclut-il.

Jérémie Kaseke

Publications similaires :

Bunia : quatre ouvrages en langue Alur pour préserver et valoriser la culture locale Ituri : le CCLAM intensifie la sensibilisation contre les mines à l’occasion du 4 avril Bunia : l’artiste LB3 Tate obtient une liberté provisoire, ses fans soulagés Ituri : le nouveau bâtiment de la RTNC presque prêt, l’équipement fait encore défaut
SUJET: Bunia, Ferdinand Fimbo, Histoire, Ituri, Monuments, patrimoine, Urbanisme

Inscrivez-vous à notre newsletter.

Soyez à jour ! Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.

En vous inscrivant, vous acceptez nos Conditions d'utilisation et reconnaissez les pratiques en matière de données dans notre Politique de confidentialité. Vous pouvez vous désinscrire à n'importe quel moment.
admin 8 avril 2026 8 avril 2026
Partager cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp E-mail Copier le lien Imprimer
Visibilité Média ProVisibilité Média Pro
Suivez-nous
© Visibilité Média Pro. Tous droits Réservés. Designed par Groramoli Consulting.
  • Accueil
  • Toute l’actualité
Rejoignez-nous!

Abonnez-vous à notre newsletter et ne manquez jamais nos dernières actualités.

Pas de Spam et surtout, vous pouvez vous désabonner à tout moment.
Welcome Back!

Sign in to your account

Mot de passe oublié?