Le Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri a critiqué, lundi 25 mai 2026, l’absence d’une équipe permanente de riposte contre Ebola. Son président, Deogratias Bungamuzi, s’est exprimé à Bunia, chef-lieu de la province, dénonçant un « éternel recommencement » à chaque résurgence de l’épidémie.
« À chaque résurgence d’Ebola, on a l’impression que tout recommence à zéro. Les équipes tardent à arriver, les dispositifs prennent du temps à être installés, les malades ne sont pas rapidement pris en charge et même les enterrements des cas positifs deviennent compliqués », a-t-il déclaré.
Un plaidoyer pour une riposte durable
Le président du Conseil provincial de la jeunesse recommande la création d’une équipe nationale permanente déjà formée et équipée, capable d’intervenir immédiatement dès l’apparition d’un cas. Il plaide également pour la construction de centres modernes et durables afin d’assurer une prise en charge rapide des malades d’Ebola et d’autres épidémies.
Un acte incivique dénoncé
Concernant l’incendie du centre de traitement d’Ebola de Rwampara, Bungamuzi a qualifié l’acte de « regrettable », estimant qu’il pourrait aggraver la contamination à grande échelle. « Détruire un endroit où l’on soigne les malades ne peut en aucun cas aider la population », a-t-il déploré.
Restaurer la confiance
Pour éviter de nouveaux incidents, il appelle la coordination de la riposte à renforcer sa stratégie de communication, afin de lutter contre les rumeurs et restaurer la confiance de la population. Selon lui, beaucoup de personnes ne comprennent pas le fonctionnement des équipes de riposte et certaines commencent à perdre confiance en raison de la lenteur et de la désorganisation observées.
Le Conseil provincial de la jeunesse invite toutes les couches sociales jeunes, leaders religieux, chefs coutumiers et communautés locales à s’impliquer activement dans la lutte contre Ebola pour contenir la propagation du virus en Ituri.
Rédaction




