À la suite du massacre survenu le 11 mars 2026 dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, Ucircan Bule Chrisante Ibrahim, membre suspendu du Gouvernement provincial et cadre politique de l’Union sacrée de la Nation (USN), a adressé une lettre ouverte au gouverneur militaire, le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny.
Dans ce courrier, il exprime sa profonde indignation et présente ses condoléances aux familles des victimes. Plusieurs dizaines de civils, dont des enfants, ont perdu la vie lors de cette attaque attribuée au groupe armé Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO).
Tout en reconnaissant certaines avancées sécuritaires et projets de développement, notamment le partenariat public-privé pour la modernisation de la Route nationale n°27, Ucircan Bule souligne que ce massacre illustre la persistance de la menace des groupes armés. Dans un passage marquant, il écrit : « Il n’y a pas de bons d’un côté et de mauvais de l’autre. La vie humaine doit être respectée sans compromis. »
Il exhorte le gouverneur militaire à agir avec fermeté contre toutes les milices et à dissiper les ambiguïtés perçues dans les relations entre forces régulières et groupes armés. Il appelle également le Gouvernement central à clarifier le processus de recrutement de la RAD et à renforcer le soutien aux FARDC, afin de garantir une stratégie de sécurisation cohérente et efficace.
Enfin, Ucircan Bule adresse un message de solidarité à la population de Djugu et de l’Ituri, l’invitant à garder foi en Dieu et à continuer de croire aux efforts des autorités pour le retour de la paix. Cette lettre ouverte traduit la préoccupation des responsables politiques locaux face à une insécurité persistante et constitue un appel pressant à une action décisive et transparente de l’État.
Heri Budjo Joël




