Moïse Ulang’u, journaliste à la Radio CANDIP/ISP Bunia, affirme avoir été victime d’un acte d’extorsion perpétré par des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appartenant à l’unité dite Tigre, dans la soirée du jeudi 4 décembre 2025.
Selon son témoignage, l’incident s’est produit aux alentours de 19h, alors qu’il regagnait son domicile dans le quartier Bigo, peu après avoir présenté l’édition vespérale du journal.
Le journaliste rapporte avoir été intercepté sur le tronçon reliant Radio CANDIP à Bigo. Les militaires se seraient immédiatement emparés de son téléphone portable, avant d’exiger une somme de 50 dollars américains pour le lui restituer. Ne disposant pas de cette somme, il aurait été contraint de les laisser partir avec son appareil.
Privé de son téléphone, Moïse Ulang’u a utilisé le compte Facebook de son oncle pour alerter ses collègues et proches. Il y a relaté les faits et appelé à la diffusion de l’information afin que les autorités sécuritaires puissent se saisir du dossier.
Cet incident relance les inquiétudes sur la sécurité des professionnels des médias à Bunia et dans l’ensemble de la province de l’Ituri. La corporation journalistique locale réclame l’ouverture d’une enquête pour identifier les militaires impliqués et permettre la restitution du téléphone du confrère.
Plusieurs voix s’élèvent déjà pour exiger des autorités militaires de l’Ituri l’ouverture d’investigations et des sanctions exemplaires contre les auteurs de cet acte d’indiscipline attribué à des éléments de l’unité Tigre.
Eugène Laro




