Dans le cadre de leur première mission d’itinérance à Bunia chef-lieu de l’Ituri, le président du conseil d’administration (PCA) de la SOKIMO, François Kakese, et le Directeur général, Yannick Nzonde, ont effectué la semaine dernière une descente surprise sur un site minier de Mabanga, situé à plus de 30 kilomètres de Nizi, dans le territoire de Djugu.
Sur place, les responsables ont découvert une exploitation jugée illégale, opérant sous couvert d’une coopérative artisanale, mais avec des moyens proches de l’industrie minière : engins lourds, forte capacité de production et soupçons de sous-déclaration systématique.
Selon les premières informations recueillies et publiées sur le compte X de l’entreprise, près de « 5 kilogrammes d’or seraient extraits chaque jour », alors que seules quelques grammes seraient officiellement déclarés à la SOKIMO. Une situation qui représenterait un important manque à gagner pour l’entreprise publique, déjà confrontée à plusieurs difficultés financières.
Au cours de cette opération menée sous escorte sécuritaire, 10 ressortissants chinois impliqués dans cette exploitation ont été interpellés puis remis aux autorités compétentes.
« L’heure de jouer avec les biens de la SOKIMO est terminée. Soit chacun se met en règle, soit il devra subir la rigueur de la loi », a déclaré le Directeur général Yannick Nzonde.
À travers cette intervention, la SOKIMO affirme sa volonté de lutter contre la fraude minière, de protéger les ressources nationales et de restaurer pleinement l’autorité de l’État dans le secteur.
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Avec l’appui des autorités provinciales, l’entreprise publique dit vouloir assainir durablement le secteur minier et accélérer sa relance.
La Société minière de Kilo-Moto (SOKIMO), entreprise publique de l’État, est en grande difficulté depuis plusieurs années en raison de la mauvaise gestion. Ses agents accusent plusieurs mois d’arriérés de salaires. Pourtant propriétaire de nombreux carrés miniers en Ituri et dans le Haut-Uele, riches en or, plusieurs de ses sites sont exploités par des particuliers, tandis que l’entreprise en tire peu de revenus.
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