Khaled Mohamed Ali El Hishri, ancien responsable de la prison de Mitiga en Libye, a comparu ce mercredi devant la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI). Il est accusé d’avoir directement commis, ordonné ou supervisé des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment des meurtres, des actes de torture, des viols et d’autres formes de violences sexuelles, perpétrés entre février 2015 et début 2020.
Lors de cette première comparution, la Chambre a procédé à la vérification de l’identité de M. El Hishri et s’est assurée qu’il comprenait les charges retenues contre lui ainsi que les droits que lui confère le Statut de Rome. L’audience s’est tenue en présence du Bureau du Procureur de la CPI et de la Défense, représentée par Me Yasser Mohamed Ahmed Hassan.
L’ouverture de l’audience de confirmation des charges a été provisoirement fixée au 19 mai 2026. Cette étape permettra de déterminer s’il existe des motifs substantiels de croire que l’accusé a effectivement commis les crimes allégués. En cas de confirmation totale ou partielle des charges, l’affaire sera renvoyée devant une Chambre de première instance pour l’ouverture du procès.
Ressortissant libyen, Khaled El Hishri a été arrêté en Allemagne le 16 juillet 2025, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par la CPI le 10 juillet. Il a été transféré à La Haye le 1er décembre.
La situation en Libye a été déférée à la CPI par le Conseil de sécurité des Nations Unies en février 2011. Depuis mars de la même année, la Cour mène une enquête sur les crimes commis dans le pays. Tripoli a reconnu la compétence de la CPI sur son territoire pour la période allant de 2011 à fin 2027.
Neuf autres mandats d’arrêt restent en vigueur dans le cadre de cette enquête, visant notamment Saif Al-Islam Kadhafi et plusieurs autres hauts responsables présumés.
Heri Budjo Joël




