Ce 12 mardi 2025 s’ouvre à Paris le procès de Roger Lumbala, ancien chef de guerre congolais et ex-député, poursuivi pour complicité de crimes contre l’humanité commis en 2002 dans le territoire de Mambasa, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), durant la Deuxième Guerre du Congo.
Arrêté en France en 2020, Lumbala est jugé sur la base de la compétence universelle pour des faits particulièrement graves : tortures, violences sexuelles, exécutions sommaires et enrôlement d’enfants soldats.
Ce procès constitue une première : jamais un acteur congolais n’avait été jugé à l’étranger pour des crimes commis sur le sol congolais. Il met en lumière la lenteur de la justice nationale à traiter les violations graves des droits humains et ravive les appels en faveur de la création d’un tribunal pénal spécial pour la RDC. Plusieurs ONG congolaises et internationales se sont constituées parties civiles.
Pour les victimes, ce procès représente un moment décisif. Pour la justice internationale, il s’agit d’un test crucial dans la lutte contre l’impunité en Afrique centrale.
Roger Lumbala, ancien député national, dirigeait le mouvement rebelle RCD-National, soutenu notamment par l’Ouganda, durant la Deuxième Guerre du Congo (1998–2003). Ce conflit, considéré comme l’un des plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale, a causé des millions de morts et d’immenses souffrances civiles, marquées par des crimes de masse : viols, massacres, enrôlement d’enfants et pillages.
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