Plusieurs hauts responsables des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, à l’issue d’une enquête de six mois menée par le Conseil national de cyberdéfense (CNC), rapporte le journaliste Stanis Bujakera sur son compte X, consulté par visibilitemediapro.cd.
Selon cette source, le CNC affirme détenir des preuves « irréfutables » contre les personnes mises en cause. Parmi les officiers concernés figurent le lieutenant-général Franck Buamunda Ntumba, ancien chef de la Maison militaire du président de la République, le général-major Christian Ndaywel Okura, ainsi que les généraux de brigade Benjamin Katende Batubadila et Antoine Longondjo Lobandji, alias « Lolo ».
La liste des prévenus comprend également le colonel Jules Boele Bagolome, le major Jean Lambert Embole Ngondili, le lieutenant-colonel Ada Sebakungu, ainsi que plusieurs civils, dont Jean Marcel Kabeya Mbuyi, John Safari Bigarura et John Mbu-Letang.
Ils sont poursuivis pour des chefs d’accusation graves, notamment : association de malfaiteurs, complot contre le chef de l’État, tentative d’assassinat, trahison pour contacts présumés avec une puissance étrangère, violation des consignes militaires, clientélisme, diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, offense au président de la République, incitation à l’insurrection armée, et faits de tribalisme.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de nettoyage au sein de la hiérarchie militaire congolaise, amorcée en 2025. Elle intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes et traduit la volonté des autorités de restaurer la discipline et la loyauté au sein des forces de défense et de sécurité.
À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités judiciaires ou militaires concernant l’évolution de la procédure. Les charges devront être examinées par les juridictions compétentes.
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