L’inspecteur territorial intérimaire de la formation professionnelle à Mahagi, Etienne Agenong’a Jawiyambe, exhorte les organisations locales à investir dans la création de centres de formation professionnelle afin de lutter contre l’importation de main-d’œuvre étrangère et de renforcer l’employabilité des jeunes.
Dans une interview accordée à visibilitemediapro.cd ce jeudi 14 novembre, il a lancé un appel pressant :
« Il est fastidieux d’interpeller le gouvernement, les ONG qui pullulent en territoire de Mahagi avec des projets parfois sans impact visible, les églises, les privés, etc. d’aider la jeunesse en créant des établissements de formation professionnelle dans les domaines susceptibles de relever les défis inhérents à l’employabilité des jeunes, lutter contre l’importation des mains d’œuvres étrangères au détriment de celles locales et de contribuer largement au développement de l’entité », a-t-il déclaré
Le chômage des diplômés, un défi majeur
L’inspecteur souligne que de nombreux jeunes congolais, malgré l’obtention de diplômes universitaires en droit, économie, médecine ou autres disciplines, peinent à trouver un emploi décent et rémunérateur.
« Étant donné qu’aujourd’hui nombreux jeunes congolais ont terminé leurs études universitaires soit en droit, en économie, médecine et autres, mais peinent à trouver un emploi décent et rémunérateur pour survivre », alerte-t-il.
La reconversion professionnelle comme solution
Etienne Agenong’a invite les jeunes à intégrer les centres de formation professionnelle pour acquérir de nouvelles compétences et envisager une reconversion :
« On peut changer de métier ou de secteur d’activité afin de trouver un meilleur épanouissement personnel et professionnel après une formation suivie dans les domaines qui cadrent avec les réalités du moment et relancer sa vie », insiste-t-il.
Il appelle ainsi à une prise de conscience collective pour que la jeunesse ne se limite pas à ses titres académiques, mais s’ouvre à des opportunités pratiques et adaptées au marché du travail.
Jean Maurice Udaga



