Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont dénoncé ce qu’elles qualifient de « manœuvre médiatique » autour du prétendu retrait de la coalition AFC/M23/RDF de la ville d’Uvira et de ses environs. Selon l’armée congolaise, ce retrait n’est ni réel ni effectif, et vise à tromper l’opinion nationale et internationale.
Une présence militaire toujours visible
Dans un communiqué signé par le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, dont visibilitemediapro.cd a obtenu copie, l’armée affirme que les combattants de la coalition restent actifs dans plusieurs quartiers d’Uvira. Ils occuperaient encore des positions stratégiques et contrôleraient certains axes routiers.
Les FARDC signalent également la présence de militaires rwandais au centre-ville, certains en uniforme de la police rwandaise, d’autres en civil, notamment au port de Kalundu et à la frontière congolo-burundaise.
Exactions et activités suspectes
L’armée dénonce le maintien de barrières et postes de contrôle érigés par ces groupes armés, entravant la libre circulation des personnes et des biens. Elle fait état de multiples exactions contre les civils : intimidations, menaces, extorsions, arrestations arbitraires et autres formes de violences.
Des activités militaires nocturnes ont également été observées, notamment des patrouilles armées et des mouvements suspects dans plusieurs quartiers d’Uvira et ses alentours.
Mise en garde à la communauté internationale
Les FARDC réagissent aussi aux propos de Willy Ngoma, porte-parole de l’AFC/M23, qui a affirmé que le groupe ne se retirerait jamais d’Uvira. L’armée congolaise appelle les négociateurs américains et qataris, ainsi que la communauté internationale, à ne pas accorder de crédit à ces déclarations, rappelant le non-respect des accords de Washington et de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Enfin, les FARDC assurent que des mesures sont en cours pour restaurer l’autorité de l’État dans la région. Elles appellent la population à faire preuve de vigilance et à signaler tout mouvement suspect aux autorités compétentes.
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