Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé vendredi les rebelles de l’AFC/M23, qu’elles affirment soutenus par le Rwanda, d’avoir mené de nouvelles attaques dans l’Est de la République démocratique du Congo, en violation du cessez-le-feu en vigueur.
Dans un communiqué publié le 20 février, l’état-major général indique que des positions de l’armée ont été visées les 18 et 19 février dans plusieurs localités du Nord-Kivu, notamment à Ihula, dans le territoire de Walikale, ainsi que dans les groupements de Bwito et de Bambo, en territoire de Rutshuru.
Selon la même source, des affrontements ont également été signalés dans les hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu, notamment à Mikenge et Kalonge, ainsi que dans les localités de Kahungwe, Kanga et Lulenge.
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L’armée congolaise fait état d’un mort, un jeune homme de 18 ans, et de quatre habitations incendiées. Elle dénonce « la volonté de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23 de torpiller le processus de paix en cours », tout en assurant rester engagée à respecter le cessez-le-feu proposé par le président angolais João Lourenço.
La veille, l’AFC/M23 avait, de son côté, accusé les FARDC et leurs alliés d’avoir attaqué ses positions, affirmant que des civils avaient été tués, sans fournir de bilan précis. Le mouvement rebelle a appelé la communauté internationale et les dirigeants régionaux à intervenir, évoquant une aggravation de la situation humanitaire.
Dans les moyens et hauts plateaux de Fizi, les FARDC, appuyées par des groupes d’autodéfense dits Wazalendo, affrontent la coalition Twirwaneho–Ngumino–Android, alliée à l’AFC/M23, pour le contrôle de la zone stratégique dite « Point Zéro », qui ouvre l’accès aux provinces du Tanganyika et du Maniema.
Le cessez-le-feu, annoncé à l’issue d’une initiative diplomatique menée à Luanda par le président angolais, et impliquant notamment le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, est entré en vigueur le 18 février à midi.
La situation demeure tendue dans l’est de la RDC, où les efforts diplomatiques peinent à imposer une accalmie durable.
Denis Munguriek




