Le Président de la République démocratique du Congo a réaffirmé son engagement en faveur d’une gestion plus efficiente des ressources publiques. Il a insisté sur la nécessité de maîtriser la création de Fonds, Cellules, Commissions et autres structures publiques, dont la multiplication ces dernières années alourdit considérablement les charges de l’État.
Si certaines entités répondent à des besoins spécifiques dans la mise en œuvre des politiques publiques, leur prolifération entraîne des coûts supplémentaires liés à l’installation, au fonctionnement et à la rémunération du personnel, exerçant une pression accrue sur le Trésor public. Une situation jugée incompatible avec l’impératif national de rationalisation des dépenses.
Désormais, toute création de Fonds, Établissement public ou Cellule devra être strictement encadrée. Chaque projet sera soumis à l’évaluation de la Première Ministre, qui en analysera la pertinence institutionnelle et l’impact budgétaire, avant arbitrage final.
Par ailleurs, la Première Ministre a reçu mandat de conduire une évaluation globale des structures existantes placées sous tutelle ministérielle. L’objectif est de distinguer les entités utiles et performantes de celles présentant des doublons ou dont les missions pourraient être absorbées par des organismes déjà en place. Sur cette base, le Gouvernement envisage des mesures de suppression, de fusion ou de rationalisation afin d’assurer la cohérence et l’efficacité de l’action publique.
Cette initiative traduit la volonté des autorités congolaises de renforcer la discipline budgétaire, d’optimiser l’allocation des ressources et de consolider la transparence dans la gestion des structures publiques.
Heri Budjo Joël




