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Opinion

RDC : une étude approfondie met en lumière la crise de crédibilité de la communication de l’état de siège face à l’insécurité persistante à Djugu

Dernière mise à jour: le 02/07/2026 à 21:07
2 juillet 2026
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3 minutes de lecture

La communication publique du gouvernement provincial militaire de l’Ituri, mise en œuvre dans le cadre de l’état de siège, fait l’objet d’une analyse critique dans une étude de D.E.A./D.E.S. en Sciences de l’Information et de la Communication réalisée par Vay Ndjedhasi Immaculée à l’Université de Kisangani.

Dans ce travail académique, l’auteure examine la perception des stratégies communicationnelles des autorités militaires et leur impact sur la gestion de l’insécurité dans le territoire de Djugu. Elle met en évidence un décalage marqué entre les discours officiels et la réalité vécue par les populations locales.

Alors que les autorités affirment des avancées dans la restauration de l’autorité de l’État et la stabilisation de certaines zones, plusieurs localités de Djugu continuent de subir des violences armées récurrentes. Cette contradiction fragilise la portée des messages institutionnels censés accompagner les opérations sécuritaires.

Sur le plan analytique, Vay Ndjedhasi souligne que la communication publique devrait jouer un rôle stratégique d’information, de sensibilisation et de mobilisation sociale. Or, son étude révèle que cette fonction reste insuffisamment remplie.

Parmi les faiblesses identifiées figurent la faible utilisation des langues locales, l’absence de rétroaction avec les communautés, le manque d’implication des leaders locaux, ainsi qu’un déficit de transparence et de suivi dans la mise en œuvre des annonces publiques. Ces insuffisances contribuent à réduire la confiance entre les populations et les institutions, limitant l’efficacité des messages liés à la paix et à la sécurité.

D’après l’étude,  cette communication est perçue comme déconnectée de message de paix et de sécurité, caractérisée par le manque de transparence dans les actions de communication participative directe avec les communautés affectées par le conflit et la faible concrétisation des mesures annoncées pour le maintien de la paix durable.

une communication Unidirectionnelle trop militaire où les autorités s’imposent et imposent leur ligne directrice. Cette défaillance communicationnelle justifie l’apport mitigé de communication publique du gouvernement provincial militaire de l’Ituri dans la gestion de l’insécurité en territoire de Djugu.

Face à ces constats, l’auteure recommande une refonte de la stratégie communicationnelle du régime de l’état de siège. Elle propose notamment la diversification des canaux de diffusion, l’adaptation des messages aux réalités sociolinguistiques locales, l’implication accrue des acteurs communautaires et religieux, ainsi que l’organisation régulière de points de presse pour renforcer la transparence.

L’étude insiste également sur la création d’un réseau de journalistes de paix afin de favoriser la circulation d’une information fiable et contextualisée dans une zone marquée par les conflits armés.

En conclusion, cette recherche rappelle que la stabilisation durable de l’Ituri ne peut reposer uniquement sur les opérations militaires. Elle exige une communication publique cohérente, participative et crédible, capable de reconstruire la confiance entre les autorités et les communautés locales dans le territoire de Djugu.

Joël Heri Budjo

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SUJET: communication, Djugu, Etat de siège, Haute étude, sécurité

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joel heri budjo 2 juillet 2026 2 juillet 2026
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