Mis en œuvre dans l’est de la République Démocratique du Congo, le projet RESET s’attèle à restaurer la confiance entre l’État et les citoyens, tout en renforçant la résilience des communautés face aux conflits. Financé par le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni, il est porté par un consortium de six organisations nationales et internationales.
Lors d’un café de presse organisé ce jeudi à Bunia, Francis Albert Kamguem, directeur du projet RESET, a présenté les premiers résultats obtenus au cours du premier trimestre d’exécution.
« Le projet vise à renforcer les capacités des structures locales de paix et de médiation, pour qu’elles puissent gérer les conflits au niveau communautaire. Il soutient également la mise en place d’une police de proximité, favorise le dialogue politique inclusif et encourage des mécanismes de redevabilité entre l’État et la population », a-t-il déclaré.
Des interventions ciblées dans les zones sensibles
Le projet est déployé dans deux provinces particulièrement exposées aux tensions sécuritaires :
- En Ituri, huit chefferies du territoire d’Irumu sont ciblées : Bahema d’Irumu, Andisoma, Babelebe, Walendu Bindi, Basili, Baboa Bokoe, Bahema Sud et Bahema Boga.
- Au Nord-Kivu, quatre communes de la ville de Beni bénéficient également des activités du projet.
Au cours des trois premiers mois, plusieurs actions structurantes ont été menées :
- Huit sessions de dialogue politique ont réuni 251 participants, favorisant l’écoute mutuelle entre autorités et communautés ;
- Trente officiers supérieurs des forces de sécurité ont été formés aux principes de proximité et à la gestion pacifique des conflits ;
- Cinq ateliers de renforcement des capacités ont touché 156 participants issus de structures communautaires ;
- Des messages de paix ont été diffusés pour sensibiliser la population à la non-violence et au vivre-ensemble ;
- Cent quarante-cinq ex-combattants ont été identifiés et accompagnés dans leur processus de réintégration communautaire ;
- Trente et une familles d’ex-combattants ont été sensibilisées à l’accueil et à la réconciliation ;
- Des structures locales de paix ont été renforcées pour promouvoir l’inclusion, la cohésion sociale et la résolution locale des conflits.
Un partenariat humanitaire solide
Le projet RESET est mis en œuvre par un consortium expérimenté composé des organisations suivantes : Mercy Corps, Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), CORACON, SOFEPADI, Justice Plus et Action pour la Paix et la Concorde (APC).
Ces partenaires conjuguent leurs expertises pour intervenir de manière complémentaire dans la stabilisation des territoires fragiles et l’accompagnement des dynamiques locales de paix.
RESET incarne une réponse innovante aux défis de gouvernance, de sécurité et de cohésion sociale en RDC. En plaçant les communautés au cœur des solutions, le projet contribue à jeter les bases d’une paix durable.
Heri Budjo Joël




