Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité, le vendredi 19 décembre 2025 à New York, une résolution prorogeant d’un an le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), désormais valable jusqu’au 20 décembre 2026, selon une source onusienne.
Présentée par la France, cette résolution intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, qui demeurent les principaux foyers d’intervention de la mission onusienne.
Le nouveau mandat de la MONUSCO s’articule autour de l’accompagnement des processus de paix en cours, avec une attention particulière portée à la vérification du respect des cessez-le-feu issus des cadres de Washington, Doha, du CONOPS, ainsi que de la résolution 2773 du Conseil de sécurité.
Le Conseil a rappelé que le retrait progressif de la MONUSCO reste conditionné au renforcement effectif des capacités et de l’autorité de l’État congolais. Cette condition n’étant pas encore remplie, le processus de désengagement de la mission est temporairement suspendu.
Bien que la MONUSCO ait achevé son retrait du Sud-Kivu, la résolution autorise néanmoins des activités de surveillance dans cette province, en lien avec un éventuel cessez-le-feu. Le Conseil attend à ce titre un rapport détaillé du Secrétaire général des Nations Unies avant mars 2026.
Par ailleurs, le Conseil de sécurité a fermement condamné l’offensive menée par la rébellion AFC/M23 au Sud-Kivu. Il a dénoncé, dans la résolution, le soutien apporté par la Force de défense rwandaise à ce groupe armé et a exigé son retrait immédiat. Toutefois, aucune nouvelle mesure coercitive ni sanction n’a été adoptée pour garantir l’application de cette exigence.
La protection des civils demeure la priorité absolue de la MONUSCO dans toutes ses zones de déploiement. L’appui de la mission aux opérations conjointes avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) reste strictement subordonné au respect du droit international humanitaire et à la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme.
Enfin, le Conseil de sécurité a exprimé sa vive préoccupation face à l’utilisation croissante de drones, de missiles sol-air, ainsi qu’aux pratiques de brouillage et d’usurpation du signal GPS, qui compromettent sérieusement les opérations de la MONUSCO sur le terrain.
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