La capitale congolaise a accueilli un sommet consacré au partenariat entre le Royaume-Uni et la République démocratique du Congo. Le territoire de Mahagi (Ituri) s’est distingué par une présence remarquée de ses acteurs agricoles. Deux coopératives locales, la Coopérative Kawa Maber et la Coopérative Agricole de Mahagi (CAM), ont porté haut les couleurs de la région, incarnant le potentiel agricole encore largement sous-exploité du nord-est congolais.
Représentées respectivement par M. Tovoya et M. Urombi, ces structures ont su capter l’attention des partenaires internationaux en mettant en avant la qualité et la diversité des produits agricoles de Mahagi, notamment le café, dont la réputation ne cesse de croître. Leur participation traduit une volonté claire : inscrire les producteurs locaux dans une dynamique d’exportation et de compétitivité sur les marchés mondiaux.
Cette présence stratégique s’inscrit dans une vision diplomatique portée par Mme Christelle Uaykani Munguriek, conseillère au ministère du Commerce extérieur. Son engagement vise à promouvoir les richesses agricoles de Mahagi au-delà des frontières nationales, à travers la valorisation des filières locales et le renforcement des partenariats économiques.
Le sommet de Kinshasa représente une opportunité majeure pour établir des ponts entre les producteurs de Mahagi et les investisseurs internationaux, tout en favorisant des échanges commerciaux équitables. Les discussions pourraient déboucher sur des accords concrets en matière de financement, de transformation des produits agricoles et d’accès aux marchés étrangers.
Au-delà de la symbolique, cette participation marque une étape importante dans la reconnaissance du rôle des coopératives rurales dans la transformation économique de la RDC.
Pour Mahagi, le message est clair : le potentiel agricole est immense. Comme l’ont rappelé ses représentants, « le meilleur reste à venir », car depuis longtemps les productions agricoles de Mahagi café, coton, manioc, tabac, entre autres nourrissent principalement les marchés étrangers.
Jean Maurice Udaga



